Incendie à Biscarrosse : la solidarité s’organise pour sauver la faune

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Points clés à retenir

  • Un élan citoyen : un collectif de centaines d’habitants s’est mobilisé pour venir en aide aux animaux sauvages victimes de l’incendie.
  • Une expertise venue d’Allemagne : une équipe spécialisée utilisant un drone thermique a rejoint les recherches pour localiser les bêtes blessées.
  • Une intervention ciblée : les secours privilégient la sécurité des animaux et n’interviennent que lorsque ceux-ci sont gravement en danger.

Dans le paysage lunaire laissé par l’incendie du 23 juillet, aux abords de Biscarrosse, un cycliste signale un chevreuil blessé près d’un pare-feu. Sur le terrain, Faustine et Audrey, membres d’un collectif d’habitants créé en urgence, se rendent aussitôt sur place. Cela fait plusieurs jours que ce groupe, né d’une discussion WhatsApp, tente de secourir les animaux rescapés des flammes. Leur objectif : leur apporter de l’eau, de la nourriture, et repérer les blessés.

À l’arrivée, aucune trace du chevreuil. L’air est encore chargé d’une odeur âcre de brûlé, quelques fumerolles s’échappent du sol. Les arbres, calcinés, dressent des silhouettes noires, leurs aiguilles orangées rappellent la violence du passage du feu.

Pendant ce temps, des équipes de la DFCI et des pompiers quadrillent la zone pour prévenir toute reprise du sinistre.

L’espoir d’une aide venue d’Allemagne

Après de longues minutes, le chevreuil apparaît enfin, boitant légèrement entre les pins. Mais le sol est encore brûlant, risquant d’agraver ses blessures. Impossible pour les bénévoles de l’approcher : l’animal est trop loin, en pleine zone sinistrée.

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Pour renforcer les recherches, une équipe allemande, spécialisée dans le sauvetage animalier, vient d’arriver. Forte de quinze ans d’expérience, elle a apporté un drone thermique capable de détecter la chaleur des corps sur de vastes étendues. « Nous sommes là pour aider les Français à sauver leurs animaux », explique leur chef, Stephan Witte. Concrètement, le drone peut parcourir jusqu’à 25 kilomètres et guider les secouristes au sol vers les bêtes en détresse.

Un animal introuvable, malgré la technologie

Le drone, déployé en quelques minutes, sillonne le ciel autour du pare-feu. Charlotte, la pilote, surveille l’écran, mais le chevreuil reste invisible. Le temps s’étire. Pendant une pause, d’autres membres du collectif arrivent avec de la nourriture et de l’eau, pour les bénévoles comme pour les secouristes.

La chance tourne lorsqu’un cri retentit : « Il est là ! » Florent, un habitué du secteur, repère l’animal. Avec Audrey, il s’arme d’un talkie-walkie et s’avance prudemment. Le drone se redirige, mais son bourdonnement effraie le cervidé, qui détale vers le cœur de la forêt.

En fin d’après-midi, la décision tombe : on ne poursuivra pas ce chevreuil. Malgré sa boiterie, il semble alerte et capable de se déplacer. La règle d’or : n’intervenir que si l’animal est gravement blessé et immobilisé, dans le but de ne pas s’ajouter à son stress.

L’équipe allemande, visiblement mobilisée et touchée, remballe son matériel. Le lendemain, ils repartiront pour l’Allemagne, laissant derrière eux une coopération transfrontalière exemplaire et une lueur d’espoir au milieu des cendres. Ce qu’on observe ici, c’est une chaîne de solidarité qui dépasse les simples frontières.

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