
Panne électrique SNCF dans les Landes : le récit d’une galère
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Points clés à retenir
- Panne électrique sur la ligne Hendaye-Paris, bloquant un TGV entre Ychoux et Morcenx pendant plusieurs heures.
- 500 voyageurs transbordés dans un train de secours, avec des heures d’attente et un manque d’information criant.
- Chaos en gare : TER bloqué 4h30 à Bordeaux, suppressions de trains, et des voyageurs livrés à eux-mêmes.
Un TGV immobilisé en pleine forêt
Jeudi soir, la ligne SNCF reliant Hendaye à Paris a été totalement paralysée à partir de 17 heures. Le trafic a été interrompu dans les deux sens, laissant des milliers de voyageurs à quai, sans explication claire. Concrètement, un TGV parti d’Hendaye a été bloqué sur la voie entre Ychoux et Morcenx, en plein massif forestier, alors qu’un violent orage sévissait.
Ce qu’on observe sur le terrain, c’est une attente interminable pour les passagers. Ils sont restés immobilisés près de deux heures avant d’être transbordés dans un train qui les a ramenés en arrière, vers Dax. À 19 heures, les quelque 500 voyageurs étaient enfin pris en charge, mais pas sans mal.
La SNCF assure avoir mobilisé un dispositif complet : pompiers, gendarmes, agents d’escale, distribution d’eau. Il faut le dire, les secours ont fait leur travail. Mais sur le fond, l’organisation du transbordement a laissé à désirer, comme en témoignent les récits de passagers.
Des passagers livrés à eux-mêmes
Au lieu d’être acheminés vers une solution de repli, les voyageurs ont été ramenés à Bordeaux-Saint-Jean, où ils sont arrivés vers 2 heures du matin. Sans information fiable. Sans proposition d’hébergement concrète. Beaucoup ont dû attendre dans la gare, épuisés, jusqu’à un train de remplacement parti à 5h18. « On ne savait rien, on nous a juste dit de patienter », raconte une passagère encore sous le choc.
Au-delà des discours, la réalité est brutale : pendant des heures, les voyageurs ont été confrontés à un manque criant de communication. Les applications SNCF affichaient des informations contradictoires, et les annonces au haut-parleur se contredisaient. Dans les faits, c’est une jeune contrôleuse qui a tenté de leur apporter des réponses, reconnaissant elle-même n’avoir aucune information supplémentaire. « On m’a dit qu’une caténaire avait lâché à Ychoux, mais au fond, je n’en sais pas plus », confie-t-elle.
Un TER bloqué 4h30 en gare de Bordeaux
Pendant ce temps, un TER bondé qui devait quitter Bordeaux à 17h20, direction Hendaye ou Pau, est resté immobilisé en gare. Le jeu des « dix minutes de retard » a duré deux heures, avant qu’une annonce ne tombe : trafic interrompu jusqu’à 21h15 au moins. Les passagers, dont un bébé de trois semaines, ont attendu sans eau, sans information, sans assistance. Le père du nourrisson a dû courir à la pharmacie pour trouver du lait maternel de secours.
Il faut le dire, ce type de situation n’est malheureusement pas une première. Mais ce qui frappe, c’est le sentiment d’abandon exprimé par les voyageurs. Certains parlaient de porter plainte, d’autres réclamaient un remboursement. « On se sent pris au piège, sans recours », résume un Dacquois, habitué pourtant aux aléas du rail.
Une panne électrique aux conséquences lourdes
L’origine de la panne reste officiellement indéterminée. Serait-ce un orage ? Une caténaire endommagée ? La SNCF évoque une rupture d’alimentation électrique, mais sans plus de précision. Pour les voyageurs, peu importe la cause : les conséquences sont là. Le TGV Hendaye-Paris a accumulé plus de 12 heures de retard, tandis que le TER est reparti à 22h30, soit 4h30 de retard.
Ce qu’on observe, c’est un effet domino sur toute la ligne : trains supprimés, correspondances manquées, chaos dans les gares. Et surtout, une question qui reste sans réponse : pourquoi une simple panne provoque-t-elle une telle désorganisation ? Sur le terrain, les usagers attendent des explications claires et des engagements concrets pour éviter que ce genre de scénario ne se reproduise.
En attendant, les témoignages affluent, et ils racontent tous la même chose : une soirée cauchemardesque, marquée par l’opacité et l’incurie. Il est grand temps que la SNCF prenne ses responsabilités et améliore sa gestion de crise, pour le bien des milliers de passagers qui empruntent cette ligne chaque jour.