
Journée de l’archéologie des Landes à Sabres
Ce mercredi 10 novembre se tenait à l’Ecomusée de Marquèze une journée dédiée aux travaux archéologiques en cours sur le département. On en reproduit un intéressant compte-rendu publié sur Facebook.
Source : Didier Vignaud via le groupe Facebook Histoire, Patrimoine et Culture des Landes.
« Merci à la DRAC Nouvelle-Aquitaine et au Conseil départemental des Landes de l’avoir organisée.
Après une présentation et un état des lieux faits par la DRAC et le Conseil départemental, 7 conférences ont permis de présenter les travaux de l’archéologie préventive et de l’archéologie programmée, réalisés sur différents territoires du département.
L’auditorium de Marquèze était plein, ce qui prouve que l’archéologie suscite toujours de l’intérêt auprès de la population.
Cette journée permet de prendre conscience des volontés de la DRAC Nouvelle-Aquitaine et du Département des Landes de vouloir investir dans la recherche archéologique.
On constate aussi que l’archéologie préventive, qui permet, grâce aux moyens engagés, d’obtenir des données qualitatives sur un site fouillé, est de plus en plus présente dans les Landes et leurs interventions sont donc indispensables pour obtenir des études poussées sur les vestiges des fouilles.
Plus localement, le Centre de recherches archéologiques sur les Landes (CRAL), créé en 1986, est venu en force hier avec 8 de ses membres.
Les membres du Centre de recherches et d’études sublacustres de Sanguinet (CRESS), créé en 1976, ont aussi fait le voyage avec 5 de leurs représentants.
Ces deux associations font partie des pionniers de l’archéologie landaise. Elles continuent d’œuvrer, bénévolement et au quotidien pour une meilleure connaissance de notre passé. La journée d’hier prouve que ces deux associations sont toujours là, malgré les bourrasques et les tempêtes. Il est nécessaire de rappeler que, même si on constate aujourd’hui un fort engagement de l’Etat et du Département pour soutenir ce tissu associatif, pendant très (très) longtemps ces associations ont dû faire avec les moyens du bord, sans support et sans un réel engagement des politiques et des collectivités.
À l’heure où l’argent manque en tous bords, il serait intéressant de calculer la valorisation du travail réalisé par ces deux associations. Je pense que la somme se calcule en millions…
Le CRAL et le CRESS ont amené une meilleure connaissance de notre passé mais pas seulement. Leurs proximités avec le grand public, leurs passions et leurs souplesses de fonctionnement ont aussi permis de faire naître des vocations. Par exemple, le CRAL ne compte plus le nombre de chercheurs ou d’étudiants qu’il a formé, soutenu ou aidé au cours de son activité, dont certains sont aujourd’hui des noms connus de l’archéologie.
La journée d’hier a donc été une réussite.
Une autre bourrasque s’annonce toutefois.
Même si l’état et le département vont assurément tout faire pour trouver une solution, des nuages planent au-dessus du magnifique CCE de Mont-de-Marsan (« dépôt archéologique ») et plus particulièrement sur le bâtiment qui l’héberge, jugé trop vétuste par ceux qui l’occupent au quotidien.
Mont-de-Marsan a déjà refusé d’intégrer des espaces archéologiques dans son nouveau musée et on ne peut se permettre de perdre ce seul lieu où sont localement stockés les vestiges de notre passé et qui permet à tous les chercheurs de l’étudier.
La suite au prochain épisode… »