Accès aux soins dans les Landes : des délais qui contrastent

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Ce qu’il faut retenir

  • Généralistes accessibles : dans les Landes, un rendez-vous chez le médecin traitant s’obtient en moins de 5 jours, conformément à la moyenne nationale.
  • Spécialistes sous tension : la dermatologie (32 jours) et la cardiologie (42 jours) dépassent largement le seuil des 21 jours jugés acceptables.
  • Disparités territoriales : si le littoral et la Gironde sont mieux lotis, l’intérieur des terres (Dordogne, Lot-et-Garonne) cumule vieillissement des praticiens et faible densité médicale.

Sur le terrain, des chiffres qui parlent

Sur le terrain, ce qu’on observe, c’est que près de huit départements français sur dix permettent d’obtenir un rendez-vous chez le généraliste en moins de cinq jours. C’est ce que révèle une récente analyse de la Fondation Jean-Jaurès, qui a compilé les consultations réservées via la plate-forme Doctolib sur l’année 2025, soit 234 millions de rendez-vous. Dans les Landes, ce délai se confirme : les médecins traitants restent globalement accessibles, même si les demandes augmentent.

Concrètement, pour les kinésithérapeutes et les pédiatres, il faut compter entre six et huit jours. Une situation relativement stable par rapport à 2023. Mais au-delà des discours, les difficultés se cristallisent autour des spécialistes en tension.

Ces spécialistes où l’attente se compte en semaines

Il faut le dire : la dermatologie et la cardiologie sont les parents pauvres de l’accès aux soins. Avec respectivement 32 et 42 jours d’attente, ces spécialités dépassent nettement le seuil des trois semaines souvent cité comme acceptable. La psychiatrie (15 jours), la gynécologie (19 jours) et l’ophtalmologie (21 jours) s’en approchent ou restent en deçà, ce qui nuance le diagnostic selon les professions.

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Dans les Landes, les patients le savent : pour un dermatologue, mieux vaut anticiper plusieurs semaines à l’avance. Les cardiologues, eux, sont souvent saturés, avec des délais qui grimpent en été. Une situation qui pèse sur le quotidien des Landais, surtout quand il s’agit de pathologies chroniques ou de prévention.

Un territoire à deux vitesses

Ce qu’on observe, c’est un contraste fort entre le littoral, dynamique et mieux doté – la Gironde en tête – et l’intérieur des terres. Dans des départements comme la Dordogne ou le Lot-et-Garonne, le vieillissement des professionnels de santé s’ajoute à leur moindre densité. Les départs en retraite y sont réguliers, et les remplacements peinent à arriver.

Dans les Landes, cette fracture est moins marquée qu’ailleurs, mais elle existe. Les secteurs autour de Mont-de-Marsan et Dax résistent mieux que les zones rurales reculées. Pourtant, ici aussi, certains cabinets affrontent des difficultés de recrutement, notamment pour la médecine générale en zone rurale.

Au-delà des moyennes, regarder de près son territoire

Au-delà des discours et des chiffres nationaux, ce qui compte pour les Landais, c’est la réalité de leur quotidien. L’étude de la Fondation Jean-Jaurès fournit une photographie utile, mais elle ne remplace pas l’expérience directe des habitants et des acteurs locaux. Pour se faire une idée plus fine, je vous invite à consulter les données départementales mises en ligne par les auteurs.

Dans les faits, l’accès aux soins reste un enjeu majeur dans notre région. Entre le besoin de renouveler les générations de médecins et l’attente des patients, les solutions sont à chercher du côté des regroupements de cabinets, du développement de la télémédecine et de l’attractivité des territoires pour les jeunes praticiens. Une chose est sûre : le sujet ne faiblit pas en 2026.

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