
Marché locatif à Mont-de-Marsan : des loyers abordables mais une offre qui se raréfie
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À retenir
- Offre sous tension : Taux de vacance inférieur à 2 %, logements loués en une semaine.
- Fortes disparités : La demande de maisons individuelles explose en périphérie, avec une rotation très faible.
- Location courte durée : En hausse à Mont-de-Marsan, mais sans impact majeur pour l’instant.
Un marché locatif en flux tendu
Sur le terrain, le constat est net : « On manque de biens en location », confie Jean-Marie Bourdy, directeur de l’agence Nestenn immobilier. À Mont-de-Marsan, la pression locative ne faiblit pas depuis plusieurs années.
Alexandre Keita, directeur de l’agence Citya, parle d’un marché « en flux tendu ». Dans son agence, qui gère entre 120 et 130 locations à l’année, le taux de vacance est inférieur à 2 %. Concrètement, un logement au bon prix trouve preneur en une semaine, voire moins.
Maisons individuelles : une demande qui s’emballe
Ce qu’on observe, c’est une demande particulièrement forte sur les maisons individuelles, surtout dans les quartiers pavillonnaires en périphérie. Jean-Marie Bourdy le souligne : ces biens attirent les familles, mais leur rotation est très lente. « Les locataires y restent souvent installés de nombreuses années », note Alexandre Keita.
Il faut le dire : ce faible turnover réduit d’autant l’offre disponible. Au-delà des discours, le déséquilibre entre une demande qui ne faiblit pas et une offre qui se raréfie devient structurel.
Des loyers encore accessibles en centre-ville
Dans les faits, le centre-ville ne connaît pas encore d’envolée des prix. Les loyers restent abordables : pour un T2 de 45 à 50 m², comptez entre 500 et 550 euros par mois. Cette attractivité attire jeunes actifs et étudiants, ce qui maintient une demande constante.
Pourtant, la tentation de la location courte durée gagne du terrain. « Comme dans toutes les villes où il n’y a pas trop de contrôle », observe Alexandre Keita. Mais pour l’instant, ce créneau « n’impacte pas encore trop » le marché locatif montois, que ce soit par le nombre de biens ou par les prix.
Location courte durée : une opportunité risquée
S’il permet à certains bailleurs de réaliser de bons revenus sur certains mois, le marché de la location courte durée implique aussi une grande instabilité. Dans la ville préfecture, mieux vaut privilégier une location « fiable et durable » plutôt que de prendre ce risque.
Au total, le marché locatif montois reste accessible, mais la raréfaction de l’offre interroge. Concrètement, l’enjeu des prochains mois sera de trouver un équilibre entre l’attractivité de la ville et la préservation d’un parc locatif suffisant.