Les Éditions Passiflore présentent leurs nouveautés 2025

La maison d’édition dacquoise a publié de nombreuses nouveautés en cette année 2025. Petit tour d’horizon de la production maison.

Fondées à Dax en 2009 par Patricia Martinez, Sylvie Cazaban et Florence Defos du Rau, les Éditions Passiflore se sont imposées avec le temps dans le paysage local… et national. Le catalogue compte désormais plus de 130 ouvrages répartis en deux collections majeures : la littérature contemporaine et la culture du Sud-Ouest (tauromachie, rugby, art, traditions). Le travail de la structure a déjà été récompensé par huit prix littéraires nationaux, dont le prestigieux Prix de la Nouvelle de l’Académie française. Trois romans ont aussi été repris en poche par Folio, la collection de Gallimard.

Le nom de « Passiflore » renvoie à cette plante grimpante qui donne le fruit de la passion et est connue pour ses vertus apaisantes. Un symbole de cette maison landaise passionnée et tenace, dont les ouvrages sont imprimés en France et qui porte une attention particulière à la relecture, à la diffusion et à la distribution. Elle s’attache également à développer des relations de confiance avec l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre, des auteurs aux libraires.

De l’Algérie à l’Ukraine

Petit retour, donc, sur les nouveautés de cette année 2025. Jean Darot, auteur de L’homme semence (vendu à plus de 60 000 exemplaires, adapté au théâtre, au cinéma et en bande dessinée, traduit en neuf langues.), publie d’abord Le saule mort, suite de son premier roman. Ce nouveau volet, qui reprend le récit de Violette Ailhaud, accompagne l’héroïne et Jean, sorti du bagne, en Algérie. Ce second cahier retrace leurs années algériennes jusqu’au retour au hameau du Saule Mort, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

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Autre nouveauté majeure du catalogue 2025 : Anya, fille d’Ukraine de Tang Loaëc, auteur franco-chinois déjà primé pour son premier roman Les enfants maigres, lauréat du Prix Parité Assurance 2025. Ce nouveau récit nous plonge dans le conflit russo-ukrainien à travers le regard d’Anya, une fillette de onze ans grièvement blessée par un obus tombé sur une rue de Kiev. Entre la vie et la mort sur son lit d’hôpital, son esprit inconscient erre des membres de sa famille aux êtres qui ont croisé sa route, d’une région d’Ukraine ou de Russie à l’autre.

Tang Loaëc, diplômé de Sciences Po Paris, a vécu ces années de conflit dans l’intimité d’Ukrainiens et de Russes émigrés. Passionné de politique internationale, il met sa plume au service de sa volonté de paix dans le monde. Son premier roman, Les enfants maigres, dénonçait déjà le travail forcé des enfants volés en Chine.

Auteure déjà reconnue du catalogue de Passiflore et lauréate du Prix de la Nouvelle de l’Académie française 2020 pour Histoires à lire au crépuscule, Chantal Detcherry publie également cette année Ainsi qu’un lion dévorant, qui aborde les années post-1968 avec l’histoire d’Iris, jeune étudiante qui rencontre Louis, notable libertaire beaucoup plus âgé qu’elle. À ces nouveautés, ajoutons enfin Le bleu des flammes d’Alice Minier, histoire d’un « enfant-écureuil » né dans les cendres d’un incendie. Un premier roman « sur la nature qui préserve et qui révèle ».

Bonne lecture !