CDOS 40 : au-delà des Jeux, le sport landais au quotidien

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Ce qu’il faut retenir

  • Terrain : Le CDOS 40 agit concrètement dans les écoles, les quartiers et auprès des clubs pour développer la pratique sportive.
  • Inclusion : La structure pilote des actions fortes pour le sport adapté et la lutte contre les violences dans le sport.
  • Périmètre : Avec 49 comités sportifs adhérents, son rôle va bien au-delà de la simple organisation événementielle.

Sur le terrain avec le CDOS des Landes

L’assemblée générale du Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS) des Landes s’est tenue fin mars au Conseil départemental. Une occasion de prendre le pouls de cette structure, créée en 1983, qui fédère pas moins de 49 comités sportifs landais. Je suis allée à la rencontre de son président, Philippe Crosnier, pour comprendre ce qui se joue, dans les faits, derrière cette institution.

Une mission qui dépasse largement l’olympisme

On imagine souvent le CDOS uniquement mobilisé autour des Jeux Olympiques. Il faut le dire, la réalité est tout autre. Concrètement, son action s’ancre au plus près du quotidien des Landais. « Lors de la Semaine olympique, par exemple, nous nous déplaçons gratuitement dans les écoles du département », explique Philippe Crosnier. L’objectif ? Initier, donner le goût du sport. L’an dernier, ce sont près de 4 000 enfants qui ont été touchés par ces interventions.

Mais l’action ne s’arrête pas aux portes des écoles. Le CDOS a mis en place le dispositif ALLVIS (Accompagnement landais pour la lutte contre les violences et les incivilités dans le sport). Au-delà des discours, il s’agit de former les éducateurs, d’accompagner les clubs dans leur prévention et, surtout, de venir en aide aux victimes. Une mission essentielle et trop souvent invisible.

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2025-2026 : inclusion et nouveaux publics

L’année 2025 a été marquée par un travail d’inclusion ciblé dans les Quartiers prioritaires de la ville (QPV) de Mont-de-Marsan, Dax et Biscarrosse. « Nous allons vers les personnes les plus éloignées de la pratique », souligne le président. Pour 2026, le cap est fixé vers un autre public parfois délaissé : les seniors. L’enjeu est de taille : adapter l’offre et les dispositifs pour que cette population trouve sa place dans le paysage sportif landais.

Le sport adapté, une priorité d’action

Ce qu’on observe ici, c’est un engagement tangible pour le sport adapté. Aujourd’hui, 91 clubs landais sont labellisés « Valides – Handicapés ». Une dynamique qui touche 33 disciplines, du judo au tennis en passant par le football. Preuve de cet engagement, une compétition départementale de tennis adapté était organisée mi-mars à Tartas, en partenariat avec le Comité sport adapté et le SSID du Département. Quatre-vingts participants, majoritairement adultes, y ont concouru pour une sélection au Championnat de France.

Au final, le portrait qui se dessine est celui d’un acteur de terrain, loin des simples effets d’annonce. Un acteur qui travaille à relier les Landais à la pratique sportive, quels que soient leur âge, leur condition ou leur lieu de vie. Une mission de service public, au sens noble du terme, qui mérite d’être connue et suivie.