Alban Dubrou, figure landaise de la Résistance, s’est éteint à 102 ans

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Points clés à retenir

  • Décès d’un résistant landais : Alban Dubrou s’est éteint le 6 juillet 2026 à 102 ans. Il était l’un des derniers témoins de la Libération dans les Landes. Ses obsèques auront lieu à Roquefort.
  • Un héritage mémoriel vivant : Il a fondé le Musée de la Résistance de Mont-de-Marsan, devenu centre pédagogique. Il a témoigné dans les écoles jusqu’à 92 ans.
  • Engagement concret sur le terrain : À 20 ans, il a créé une section avec des forestiers. Il s’est illustré au combat du pont de Bats, empêchant une division SS d’entrer dans Mont-de-Marsan.

Un dernier départ sous les pins

Alban Dubrou, figure de la Résistance landaise, est mort lundi 6 juillet 2026 à Mont-de-Marsan. Il avait 102 ans. Sur le terrain, il restait une mémoire vivante de la Libération. Il testait encore à transmettre ce qu’il avait vécu pour que l’histoire des Landes ne s’éteigne pas avec les derniers témoins.

De la forêt à la lutte armée

Concrètement, à 20 ans, Alban Dubrou a monté sa propre section de résistants avec des forestiers de la papeterie de Roquefort. Avec le capitaine Hubert Croharé, il a participé à la création de la septième compagnie du Corps-franc Pommiès. Dès le 6 juin 1944, cette unité entre en conflit ouvert avec l’occupant pour soutenir le Débarquement. Dans les faits, ce groupe de maquisards improvisé avait un objectif clair : perturber les lignes allemandes.

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Le combat du pont de Bats : un acte décisif

Le 21 août 1944, au pont de Bats à Mont-de-Marsan, il s’illustre avec ses camarades. Il racontait : « On a fait le tour par Saint-Pierre-du-Mont et on a rampé pour grimper sur le parapet du pont. On avait les Allemands en bas, à 15 mètres. Les combats ont commencé. C’était pratiquement du corps à corps. » Ce jour-là, les résistants empêchent une division SS d’entrer dans la ville libérée la veille. Au-delà des discours, ces moments restent gravés dans la mémoire des habitants.

Une vie consacrée à la transmission

Après la guerre, Alban Dubrou poursuit sa carrière dans l’armée. Il devient ensuite maire de Lencouacq pendant vingt-trois ans, entre 1966 et 1989. Joueur de trompette d’harmonie, amoureux de chasse et de rugby, il a toujours gardé un lien fort avec son territoire. Il a fondé le Musée de la Résistance de Mont-de-Marsan, devenu aujourd’hui le Centre pédagogique de la Résistance et de la Déportation. Il testait aussi dans les établissements scolaires jusqu’à l’âge de 92 ans, pour témoigner de la Libération des Landes. Ce qu’on observe dans les écoles, c’était sa manière de transmettre une mémoire vivante, concrète, loin des grandes cérémonies.

Un dernier hommage

Ses obsèques seront célébrées le lundi 13 juillet 2026 à 9h30 en l’Église de l’Assomption à Roquefort. Son corps sera ensuite inhumé au cimetière de Lencouacq. Il faut le dire, les proches et les anciens se souviennent encore de ses confidences : « Je pense que j’ai eu une vie relativement pleine. J’ai vécu la guerre et l’Occupation. Il y a des choses que je ne peux pas transmettre. Lorsque vous perdez vos frères, ça laisse des souvenirs douloureux. »

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