
Téléphone au volant : la préfecture veut sévir
Nul n’y a échappé cette semaine. Le préfet des Landes a annoncé une expérimentation sur l’usage du téléphone portable au volant, ouvrant la voie à un durcissement des sanctions.
Ce vendredi 12 septembre, en fin de journée, le préfet des Landes, Gilles Clavreul, a fait sur les réseaux sociaux Facebook et X une annonce encore inédite en France. Après une « phase pédagogique » d’un mois en octobre, il envisage d’alourdir les sanctions prévues pour usage du téléphone au volant, actuellement un retrait de trois points et une amende de 135 euros.
« Début novembre, au vu des résultats et si les comportements n’évoluent pas, le préfet pourra alors prononcer la suspension administrative du permis de conduire », expose la préfecture. Avant d’en arriver à cette extrémité, « les forces de sécurité avertiront les contrevenants et les inviteront à changer leur comportement au volant afin de préserver la sécurité de tous ».
La mortalité routière inquiète
Cette annonce, qui a fait le tour des médias nationaux en une semaine, répond à des « chiffres de l’accidentalité dans les Landes » qui « restent préoccupants ». Depuis janvier, 16 personnes seraient décédées sur nos routes landaises, dont 10 entre juin et septembre. Dans le même temps, plus de 3.150 automobilistes auraient été sanctionnés pour usage du téléphone au volant.
Après l’alcool et les stupéfiants, le téléphone est devenu l’un des nouveaux fléaux de la circulation. Selon l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, 80% des conducteurs reconnaîtraient qu’ils utilisent leur téléphone au volant. Pour mémoire, 34 personnes sont décédées sur les routes landaises en 2024, contre 29 l’année précédente. La mortalité routière sur le département a progressé de 18% entre 2019 et 2024.
Cette annonce, pour ferme qu’elle soit, ne résoudra sans doute pas le grand problème français (et landais) de l’insécurité routière, mais elle constitue un signal fort et, on l’espère, permettra d’économiser des vies.