
Chantons sous les pins 2026 : 18 spectacles en terres landaises
Temps de lecture : 2 min
Ce qu’il faut retenir
- Itinérance : 18 spectacles disséminés du 28 février au 4 avril dans des lieux connus et inattendus des Landes.
- Parrainage : L’artiste Yannick Jaulin, conteur et amoureux des mots, parraine cette 29e édition.
- Ancrage : Un festival historique, créé en 1998, qui défend une chanson francophone « de caractère » en milieu rural.
Un festival qui prend racine
Sur le terrain, on le voit bien : Chantons sous les pins n’est pas un événement de passage. Créé en 1998, ce festival a tissé sa toile au fil des ans, devenant un rendez-vous attendu sous les pins. Sa 29e édition, qui s’ouvre le 28 février 2026 à l’Albret, en est la preuve vivante. Concrètement, il s’agit d’une action culturelle pérenne, pensée pour et avec le territoire landais, loin des feux éphémères de la saison estivale.
Ce qu’on observe, c’est une volonté affirmée de ne pas se contenter des scènes traditionnelles. Le festival se déploie jusqu’au 4 avril, avec 18 spectacles programmés. Il va à la rencontre des publics, dans des salles mais aussi « là où on ne l’attend pas », comme aiment à le dire ses organisateurs. Une itinérance qui fait sens dans un département où la culture doit souvent voyager pour exister.
Jaulin, parrain d’une édition sous le signe de la langue
Il faut le dire, le choix du parrainage n’est jamais anodin. Pour cette édition, c’est Yannick Jaulin qui endosse ce rôle. Artiste aux multiples facettes – conteur, acteur, chanteur –, il incarne parfaitement l’esprit du festival : un attachement viscéral aux mots et aux histoires. Son spectacle d’ouverture, en duo avec le musicien Alain Larribet, plante le décor thématique de l’année.
Au-delà des discours, ce diptyque artistique parle de transmission, d’héritage linguistique et de résistance à l’uniformisation. Jaulin met des mots sur la musique de Larribet, évoquant sans détour « la honte des patois » et célébrant, à l’inverse, la vitalité d’une langue riche de ses singularités. Dans les faits, c’est tout l’ADN de Chantons sous les pins qui résonne ici : valoriser une expression francophone « de caractère », pleine de sève et ancrée dans son terroir.
26 artistes pour un printemps musical landais
La programmation, très riche, réunit 26 artistes aux horizons variés. C’est là toute la force de ce festival : mêler des talents confirmés à des voix émergentes, le tout dans l’intimité de salles de village ou de lieux insolites. Cette diversité est une réponse à une attente que j’entends souvent sur le terrain : celle d’une offre culturelle exigeante et accessible, qui ne se résume pas à l’été.
Concrètement, les tarifs restent volontairement abordables (de 7 à 15 euros pour le spectacle d’ouverture), et la billetterie est centralisée sur le site chantonssouslespins.fr. Une simplicité qui compte pour les habitants, souvent éloignés des grands centres de diffusion.
Je vois dans cette 29e édition bien plus qu’une simple série de concerts. C’est un acte de persistance culturelle. Alors que certains pourraient croire le milieu rural landais en déshérence artistique, Chantons sous les pins démontre, année après année, qu’une autre voie est possible. Une voie où la chanson, porteuse de sens et d’identité, continue de résonner sous les pins, en février comme en avril, pour le plus grand bonheur de ceux qui y vivent.