Affiche des Fêtes de la Madeleine : la justice rejette le recours

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Points clés à retenir

  • Justice : Le tribunal administratif de Pau a rejeté le référé du Crac Europe contre l’affiche 2026 des Fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan.
  • Réactions : L’association antitaurine regrette la décision mais l’accepte, tandis que la mairie s’en réjouit et appelle à l’unité pour la réussite des fêtes.
  • Conséquences : La mairie n’a pas obtenu de dommages et intérêts ; parallèlement, Orthez a supprimé les places gratuites pour mineurs lors des corridas.

Une décision attendue ce lundi

Ce lundi 1er juin 2026, en fin d’après-midi, le tribunal administratif de Pau a rendu sa décision. Il a rejeté le recours en référé déposé le 11 mai par le Crac Europe, association antitaurine bien connue dans les Landes. Celle-ci demandait la suspension de l’affiche des Fêtes de la Madeleine, qui montre une enfant déguisée en torera dans les arènes montoises.

Sur le terrain, cette affaire a suscité bien des débats ces dernières semaines. Concrètement, le choix artistique de la mairie a été critiqué par les défenseurs des droits de l’enfant, tandis que la majorité municipale y voit une valorisation des traditions locales. Mais la décision est tombée : la justice estime que l’affiche est légale.

Les réactions : déception pour les uns, satisfaction pour les autres

Cyril Vaucelle, président du Crac Europe, a confirmé l’information en fin de journée : « On l’accepte et évidemment on la regrette. Malheureusement, le comité des droits de l’enfant de l’ONU n’a pas pouvoir d’obligation. Ce sont juste des recommandations. Nous prenons acte que pour l’instant, il est toujours autorisé d’utiliser l’image d’un enfant pour promouvoir la corrida espagnole. »

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De son côté, la Ville de Mont-de-Marsan se satisfait de cette décision. Dans un communiqué, elle souligne qu’elle « confirme la légalité de l’affiche retenue pour l’édition 2026 des Fêtes de la Madeleine ». Et d’ajouter : « Chacun est libre d’apprécier ou non les choix artistiques effectués. La volonté de la mairie a été de promouvoir un événement populaire, festif et profondément ancré dans l’identité montoise. »

Des dommages et intérêts non accordés

Un point notable : la mairie avait réclamé des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Le tribunal ne les a pas accordés. « Notre demande n’était pas si abusive que ça », conclut Cyril Vaucelle, qui voit dans cette absence de condamnation une forme de justification de leur action.

Il relève aussi un fait récent : « Le maire d’Orthez a pris la décision de responsabiliser les parents et de supprimer les places gratuites d’accès aux arènes pour les mineurs » lors de la journée taurine des fêtes. Un geste que l’association interprète comme un progrès dans la protection des enfants.

Place maintenant aux Fêtes de la Madeleine 2026

Dans les faits, à quelques semaines des Fêtes de la Madeleine – du 22 au 26 juillet – la municipalité appelle à tourner la page. « L’ensemble des énergies doit se tourner vers leur préparation et leur réussite », insiste-t-elle. « Elles sont un moment de rassemblement, de convivialité et de partage auquel la Ville invite toutes celles et ceux qui y sont attachés. »

Les élus remercient également les services municipaux, les associations, les bénévoles et tous les acteurs qui œuvrent à leur organisation. Un appel à l’unité, loin des polémiques.

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Et maintenant ?

Ce qu’il faut retenir, au-delà des discours : la justice a parlé, la polémique retombe. Mais le débat sur l’utilisation de l’image des enfants dans des événements taurins, lui, n’est pas près de s’éteindre. Opposants comme défenseurs des traditions devront sans doute se retrouver autour de la table, ou dans les arènes, pour continuer à dialoguer.