
Sécheresse dans les Landes : restrictions d’eau renforcées, la CR40 appelle à désobéir
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L’essentiel à retenir
- Restrictions renforcées : plusieurs bassins passent en alerte, alerte renforcée ou crise, interdisant tout prélèvement dans le Louts amont.
- Appel à la désobéissance : Joël Descat, président de la CR40, demande aux agriculteurs de ne pas respecter ces nouvelles mesures.
- Réduction des prélèvements : de 25 % en alerte, 50 % en alerte renforcée, jusqu’à suspension totale en crise, avec des contrôles annoncés.
Sur le terrain, le spectre de la sécheresse s’installe durablement dans les Landes. Ce vendredi 17 juillet 2026, un nouvel arrêté préfectoral a été publié. Il ne se contente pas de reconduire les restrictions en vigueur : il les durcit sur plusieurs bassins versants, malgré les demandes de report formulées par le monde agricole. Concrètement, c’est une nouvelle donne qui s’impose aux agriculteurs et aux habitants concernés.
Ce qu’on observe, c’est un renforcement progressif mais palpable. Dès ce samedi 18 juillet, 8 heures, le bassin versant du Louts amont, autour de Saint-Vincent-de-Paul, est placé en situation de crise. Cela signifie l’interdiction totale de tout prélèvement d’eau, qu’il s’agisse d’irrigation, d’usages domestiques ou industriels. D’autres zones, comme la Gaube et le Lusson, passent en alerte renforcée, tandis que la zone Adour Amont et la Midouze sont placées en simple alerte. Au-delà des discours, les chiffres parlent : en alerte, les prélèvements doivent être réduits de 25 % ; en alerte renforcée, de 50 % ; en crise, ils sont totalement suspendus.
Il faut le dire, la réaction de la Coordination rurale 40 ne s’est pas fait attendre. Joël Descat, son président, n’a pas mâché ses mots : « Le préfet n’a pas entendu notre demande de report d’une dizaine de jours, jusqu’au 25 juillet. En conséquence, j’appelle à la désobéissance civile et demande aux agriculteurs de ne pas respecter ces restrictions. » Une annonce forte, qui marque une rupture franche avec les autorités. Dans les faits, cette posture ouvre la voie à une confrontation directe sur le terrain.
Pour les agriculteurs, les conséquences sont immédiates. Ceux qui irriguent en zone de crise ne peuvent plus le faire, sous peine de sanctions. Et en cas de contrôle, Joël Descat invite les exploitants à le prévenir, promettant une présence sur place. Une stratégie qui rappelle les épisodes de tension lors des précédents étés secs, mais qui prend cette année une ampleur particulière, alors que la sécheresse s’installe et que les ressources en eau s’épuisent.
Ce dossier, c’est aussi celui de la gestion de l’eau dans les Landes, un sujet qui dépasse largement la seule actualité agricole. Sur le terrain, on sent que le dialogue est rompu entre les services de l’État et une partie du monde paysan. Les arrêtés se succèdent, les restrictions s’accumulent, mais les solutions durables manquent à l’appel.